A propos d’Anayelo…

Anagallis arvensis, ou mouron des champs est cette petite plante annuelle de la famille des primulacées que l’on rencontre dans les régions tempérées. Sa fleur est bleue dans les terrains basique (et rouge dans les terrains acides).

Son port s’étale, ses tiges se ramifient, ses feuilles ressemblent à des flammèches, et si l’on se penche pour observer sa fleur, on y découvrira un subtil agencement de couleurs: les pétales arborent un bleu profond et lumineux, et du coeur pourpre s’élancent des étamines d’un jaune flamboyant. Cette plante reste près du sol, humble et délicate.

On l’appelle aussi «miroir du temps» et sa floraison est liée à l’hygrométrie puisqu’elle ne s’ouvre que le matin par beau temps.

La racine de ce nom semblerait provenir du Grec ancien «αναγελάω», phonétiquement «anayelao» ou «anayelo» qui signifie «éclater de rire» (avec l’idée du mouvement de bas en haut).

Les Grecs avaient sans doute compris les vertus de cette plante qui peut redonner joies enfantines et sourires à des personnes qui ne retrouvent pas goût à la vie. Les anciens disaient de façon imagée qu’«elle extrait les épines du corps».

J’ai beaucoup aimé découvrir cette petite plante dans mon chemin d’apprentissage et de connaissance des plantes sauvages médicinales et un jour m’est venu cette idée qu’elle puisse s’associer à l’identité de mon activité.